Au coeur de l'Afrique...

La route n’enseigne pas au voyageur ce qui l’attend à l’étape. (Proverbe rwandais)

La route n’enseigne pas au voyageur ce qui l’attend à l’étape. (Proverbe rwandais)
Les Dominicains ont été fondés en 1216, dans le Midi de la France, par saint Dominique de Guzman. Il n'a pas laissé d'écrits personnels mais une inspiration fondatrice qui est à l'origine des structures et du style de vie des frères et des soeurs.
C'est le Christ qui est au centre de sa vocation et de celle qu'il lègue à son Ordre. Du mystère de cet amour pour le monde est né un Ordre dont le génie de Dominique, son don de l'organisation, son écoute des signes des temps et son sens de l'Église, ont su faire un organisme souple et vivant. Depuis leur fondation, les Dominicains (frères, prêtres, moniales, sœurs et laïques) proclament l'Évangile de Jésus Christ partout dans le monde. Cette mission se réalise par la vie communautaire, la prière, l'étude, la prédication, l'enseignement, le ministère paroissial et universitaire, l'engagement pour la justice et la paix, l'édition, les mass médias et les arts.
Pour une communauté religieuse, travailler signifie : « se laisser embaucher dans la vigne du Seigneur » (…). Concrètement, nos deux communautés ont mis en pratique cet idéal en répartissant leur travail en trois volets : les ministères communautaires, les ministères mandatés et les ministères individuels. Concernant les ministères communautaires, tous les frères de la communauté y sont impliqués. À Kigali comme à Bujumbura, il s’agit surtout des célébrations liturgiques pour la communauté chrétienne du milieu. La qualité de ces célébrations est prouvée par le nombre et la fréquentation des gens qui y viennent. Aux services dominicaux, par exemple, nos chapelles sont archicombles et même souvent débordées.
Quant aux ministères mandatés, il s’agit entre autres des aumôneries, des engagements dans des services sociaux et culturels comme le centre Saint Dominique de Kigali, les engagements dans les moyens de communication sociale, des engagements auprès des marginaux de la société comme les enfants de la rue, etc.
Il s’agit enfin des engagements proprement individuels. Le cas fréquent est l’engagement dans l’enseignement à tous les niveaux. Travailler c’est aussi gagner son pain. L’Ecriture ne dit-elle pas : « celui qui ne travaille pas, qu’il ne mange pas non plus » (…). Sur ce point, il y a encore beaucoup à faire.
À l'aube du troisième millénaire, l'urgence de la mission est toujours actuelle. Plus que jamais nos contemporains ont besoin d'entendre le message libérateur de Jésus Christ. C'est pourquoi les Dominicains ont toujours besoin d'hommes et de femmes passionnés pour l'Évangile, car sans cesse le Christ appelle de nouveaux disciples à la manière de saint Dominique.